8Z PERCHE                                 

                  Bienvenue pour la nouvelle saison 2018    

   Mercredi 21 février : Cette année, ils seront filmés…

Elles étaient très attendues et sont enfin installées : deux caméras filment maintenant le nid visible de l’observatoire et la canopée qui l’entoure.  

Ce n’est cependant qu’à l’ouverture du site dédié au projet ‘’Objectif Balbuzard’’ que la vie intime de nos chers balbuzards du Ravoir pourra être observée en direct sur internet.

Vous en serez informés dans cette rubrique dès que ce sera effectif…

 Dans l’immédiat, nous attendons déjà le retour de migration prénuptiale des tous premiers balbuzards.

Elle a encore été observée le 19 février sur son lieu d’hivernage au nord de l’Espagne mais s’ils sont fidèles à leurs habitudes (voir début des rubriques des trois années précédentes), Panchita et le mâle non bagué qui la rejoignait souvent très tôt sur l’étang ne devraient pas tarder…

Jeudi 22 février : un balbuzard vient déjà se sustenter sur l’étang…

 C’est vers 14H45 que nous avons vu arriver cet oiseau portant un poisson entamé dans les serres. Après être resté un moment perché sur un tronc d’arbre mort situé sur la gauche de l’étang, il est allé finir son repas successivement sur deux piquets devant l’observatoire.

Après avoir rasé l’eau pour un rapide lavage de pattes, il s’est éclipsé vers 15H30.

 Le doute subsiste car il n’est pas bagué mais il nous a paru ressembler au mâle du nid le plus proche adepte de retours de migration très précoces. Nous essayerons d’en savoir plus dans les tous prochains jours… 

Malgré le froid vif et les vents contraires, la saison des retours est lancée…

Jeudi 1er mars : l’étang du Ravoir toujours très attractif pour ‘’Panchita’’…

 Nos amis espagnols ne la voyaient plus dans l’estuaire du fleuve EO depuis lundi et malgré les températures hivernales, la neige et les vents du nord de ces derniers jours, ‘’Panchita’’ n’aura pas tardé à rejoindre la forêt d’Orléans…

 C’est en effet aujourd’hui vers 15H00 que nous l’avons vue venir se percher juste à côté du nid visible de l’observatoire. Elle a été peu après identifiée grâce à la bague jaune gravée 82 qu’elle porte sur la patte droite.

 A peine était-elle arrivée qu’un mâle non bagué est venu tourner autour d’elle avec un poisson fraichement pêché. Prenant ensuite son repas perché quelque part invisible en retrait de l’étang, il est réapparu plus tard avec sa prise partiellement consommée avant de disparaitre à nouveau, mais en ayant déclenché des cris de famine de la part de la belle…

 Il s’agissait probablement du mâle de l’aire la plus proche qui fait régulièrement des incursions devant l’observatoire depuis que nous l’avons observé pour la première fois le 22 février…

 Rappelons que dans ce cas, c’est le ‘’casanova’’ avec lequel ‘’Panchita’’ avait déjà entamé en 2016 une ‘’idylle’’ sur le Ravoir avant de s’en faire évincer au retour de ‘’02’’ (voir début de rubrique 2016) …

 Il est bien possible que ce scénario se reproduise et qu’elle soit à nouveau contrainte de laisser la place, peut-être au retour de ’’02’’, ou plus sûrement à celui de ‘’Zora’’ … 

Nous en saurons plus dans les jours qui viennent…

Dimanche 11 mars : Nous attendons "8Z" et "Zora"

Observée dès le 2 mars et bien qu’elle fasse de temps en temps des apparitions sur le Ravoir, la femelle ‘’02’’ semble attendre près de son nouveau nid son partenaire de l’an dernier…

 Régulièrement, soit en partant ou revenant de la pêche, le mâle non bagué qui fréquentait l’étang dès le 22 février fait une courte halte sur l’aire emblématique du Ravoir…

 Quant à ‘’Panchita’’, elle semble avoir quitté les lieux peu après son arrivée. Nous n’avons pu vérifier à ce jour si c’est elle qui a rejoint sur son territoire ce mâle non bagué ou si c’est sa partenaire des années précédentes. Habituellement, cette dernière était déjà arrivée à cette date…

 Aucun balbuzard ne s’était donc encore vraiment approprié l’aire visible de l’observatoire jusqu’à cet après-midi.

 Patience, ‘’Zora’’ et ‘’8Z’’ ne devraient pas tarder…

Dimanche 18 mars : en attendant le couple de l’an dernier…

 Lundi 12 mars, la femelle ‘’02’’ est venue se baigner dans le Ravoir, accompagnée d’un mâle portant une bague orange sur la patte gauche. Différent de celui qu’elle avait définitivement rejoint le 9 avril en 2017, ce nouveau compagnon est resté perché au fond de l’étang, ce qui nous a empêchés de pouvoir l’identifier. Ce couple, qui ne sera peut-être que temporaire, est rapidement reparti vers le nid qu’occupait ‘’02’’ l’an dernier…

 Le lendemain, elle est encore apparue, mais pour venir chasser ‘’Panchita’’ qui stationnait à côté du nid visible de l’observatoire après s’y être accouplée avec le mâle non bagué de l’aire la plus proche…

A l’évidence et en l’absence de ‘’Zora’’, ‘’02’’ considère le site du Ravoir comme faisant encore partie de son territoire…

 Depuis, et même s’il fait toujours des apparitions sur l’étang (notamment le 14 mars en compagnie de ‘’02’’…), le casanova non bagué a retrouvé sa partenaire des années précédentes et à nouveau, il va nous falloir retrouver ‘’Panchita’’. Elle n’était apparemment pas vendredi 16 mars en compagnie de son partenaire de l’an dernier, mais il venait probablement seulement d’arriver sur son aire située à environ 7 km de l’étang…   

 Hier après-midi vers 15H00, un couple s’est posé ponctuellement sur le nid visible de l’observatoire sans que nous ayons eu le temps d’essayer de l’identifier…

 Au même moment, un jeune cerf traqué apparu de la droite longeait en courant dans l’eau la rive de l’étang. Ayant rejoint en nageant au loin l’autre rive, il l’a également parcourue tout du long avant de disparaitre sur la gauche de l’observatoire. Il avait apparemment réussi à semer la meute avant d’arriver car elle ne s’est pas manifestée après son passage…

 Avec les grandes aigrettes, les cygnes et quelques autres oiseaux d’eau qui s’y mettent également en scène, le spectacle sur l’étang est donc assuré pour qui sait être patient…

 Nous aimerions cependant y voir maintenant un couple de balbuzards entamer une nouvelle saison de reproduction sur l’aire emblématique…

Samedi 24 mars : "Panchita" a retrouvé son partenaire de l'an dernier...

 C’est hier que nous avons constaté que ‘’Panchita’’ était revenue sur le nid sur lequel elle s’est reproduite les trois dernières années. Nous ignorons quel périple elle a effectué après avoir quitté le Ravoir mais elle paraît maintenant bien stabilisée pour se reproduire à nouveau cette année…

 Quant au mâle non bagué en compagnie duquel elle avait débuté la saison, il vient de commencer à relayer à la couvaison sa femelle habituelle sur leur aire située à quelques encablures de l’étang…

 Ça ne l’empêche pas de faire souvent une pause sur le nid visible de l’observatoire et en l’absence de ‘’8Z’’, il semble vouloir le défendre vis-à-vis de tout autre prétendant… Il n’est pas rare en effet qu’un balbuzard continue à exprimer son droit de propriété sur une aire qu’il vient de délaisser après en avoir construit une nouvelle, ou qu’il fasse valoir ce droit sur une qu’il convoite et qui devient vacante. Deux ou trois nids disponibles valent sans doute mieux qu’un sur un même territoire…

 Rappelons-nous à ce sujet ‘’8Z’’ qui venait défendre en 2007 l’aire visible de l’observatoire devenue vacante vers la mi-mai, tout en réussissant à se reproduire sans doute pour la première fois sur une autre située à deux kilomètres de là (voir notre première chronique de 2007) …

 Associé au plaisir de le revoir, c’est donc le retour de ce dernier fort de sa territorialité sur le nid emblématique du Ravoir qui conforterait notre espoir d’y voir cette année une nouvelle tentative de reproduction.  

Mais il commence à être en retard et Zora se fait aussi attendre… 

Lundi 2 avril : ‘’Zora’’ rejoint un prétendant au remplacement de ‘’8Z’’…

 Il n’était jamais arrivé après le 20 mars et même si c’est encore possible, l’espoir de revoir le mâle ‘’8Z’’ revenir sur son cher Ravoir s’amenuise hélas de jours en jours…

 En son absence, et bien qu’il soit en train de couver depuis une dizaine de jours avec sa partenaire sur une autre aire, c’était principalement le mâle non bagué qui fréquentait l’étang dès le 22 février qui se manifestait de temps en temps en venant défendre le nid visible de l’observatoire…

Les choses ont changé depuis samedi car après quelques escarmouches, il semble avoir renoncé à empêcher un nouveau venu de s’installer sur le site…

C’est en effet un mâle porteur d’une bague orange gravée ‘’6∙A’’ sur la patte gauche qui est à l’évidence en train de s’approprier l’aire emblématique du Ravoir (identification visuelle grâce à une longue-vue devant être entérinée par photographie) …

Cet oiseau a été rejoint cet après-midi par une femelle non baguée dont les caractéristiques physiques permettent de penser qu’il s’agit sans aucun doute de ‘’Zora’’, qui avait pris la place de ‘’02’’ le 9 avril l’an dernier…

Si le non-retour de ‘’8Z’’ se confirme dans les tous prochains jours, espérons que ce nouveau couple se consolidera pour une tentative de reproduction effective…

Mardi 10 avril : le nouveau compagnon de ‘’Zora’’ serait-il un peu dilettante ?

 Depuis qu’il a pris auprès de ‘’Zora’’ la place de ‘’8Z’’ (dont il est hélas maintenant quasiment acquis qu’on ne le reverra plus…), le mâle ‘’6∙A’’ nous intrigue par son comportement qui paraît un peu ambigu…

 Nous l’avons vu en début de semaine dernière très bon pêcheur et très porté sur les accouplements (voir galerie photos et vidéos), mais il est actuellement assez peu visible et semble peu enclin à préparer l’aire et à la défendre vis-à-vis de congénères intrus, tâche dont semble s’acquitter seule ‘’Zora’’…

 Il est peut-être perturbé par les apparitions d’un mâle non bagué, probablement celui qui est apparu en premier cette année sur l’étang (voir précédentes informations), qui n’hésite pas à venir encore de temps en temps se poser carrément sur l’aire avant de s’en faire chasser par la femelle…

 Espérons que le nouveau partenaire de ‘’Zora’’ va maintenant affirmer sa mainmise sur le site et que la cohésion du couple se renforcera pour aboutir à un début de ponte et de couvaison dans quelques jours…. 

Cette étape est maintenant entamée sur une grande partie des autres nids de la forêt d’Orléans et sa périphérie, dont notamment ceux de ‘’Panchita’’ et de ‘’02’’…

Samedi 14 avril : le nouveau mâle de ‘’Zora’’ est-il pressé de couver ?

 Le couple formé par ‘’Zora’’ et ‘’6∙A’’ parait maintenant stable et progresser normalement vers la ponte du premier œuf.

 S’il semble plus présent, le mâle continue cependant à nous intriguer car depuis quatre ou cinq jours et lorsqu’il vient d’apporter un poisson à la femelle, il gratte du bec sous lui le fond du nid et se couche en adoptant le ‘’dandinement’’ classique d’un oiseau qui cherche à se positionner pour réchauffer au mieux sa nichée... Il reste ensuite couché jusqu’au retour de ‘’Zora’’ qui elle reste debout sur l’aire ou se perche juste à côté après un nouvel accouplement…

 Le 11 avril, lors de la première observation le de ce comportement, nous nous sommes demandés si malgré un délai paraissant trop court après la formation du couple, la femelle n’avait pas déjà pondu son premier œuf… Il n’en est visiblement rien et ce mâle est peut-être simplement très impatient de commencer à couver, ou c’est sa façon à lui de se reposer, confortablement installé…

 Quoi qu’il en soit, le début réel de ponte et de couvaison ne devrait maintenant plus tarder… 

En attendant, le couple doit faire face à de nombreuses intrusions de congénères étrangers sur son territoire. Cet après-midi par exemple, ‘’Zora’’ a eu bien du mal à éloigner une rivale qui est venue plusieurs fois se poser sur son nid décidemment très convoité…

Dimanche 22 avril : ‘’Zora’’ a commencé à pondre…

Peu empressés à apporter des branches ou de l’herbe sur leur aire, ‘’Zora’’ et ‘’6∙A’’ ne nous donnaient pas ces derniers jours l’impression que la ponte et la couvaison étaient imminente…

 Il faut croire qu’ils la jugeaient suffisamment prête car c’est aujourd’hui que les signes d’une première ponte déposée par la femelle ont été détectés. Bien que restant parfois debout assez longtemps, elle se couchait ensuite, visiblement pour couver…

 Ce constat a été confirmé le lendemain, notamment lorsque le mâle est venu la remplacer l’après-midi vers 16H00 après lui avoir apporté un poisson consommé partiellement sur le piquet horizontal qu’il affectionne pour cet usage...

 Notons quand même que ce jeune oiseau né en forêt d’Orléans en 2012 découvre peut-être la couvaison car il a mis beaucoup de temps à préparer le nid autour de l’œuf avant de se coucher ensuite ‘’mollement’’ dessus…

 Parti pour renouveler pendant 35 à 40 jours cette activité, il devrait vite en acquérir les automatismes…

Mercredi 2 mai : un couple maintenant bien rôdé…

 Si depuis qu’il est arrivé sur le Ravoir le mâle ‘’6∙A’’ nous avait démontré à maintes reprises ses talents de pêcheur, on le découvre maintenant bon couveur…

 Dimanche dernier par exemple, c’est lui qui a assuré dans l’après-midi deux longues sessions d’incubation des œufs, commençant la deuxième en s’imposant résolument pour prendre la place de la femelle… Aujourd’hui vers 15H00, il était couché sur la nichée à peine une minute après lui avoir apporté un poisson. 

 ‘’Zora’’ a trouvé un bon partenaire…

 Ailleurs en forêt, la couvaison bat son plein mais les deux couples les plus précoces que nous connaissons donnent déjà les toutes premières becquées à un premier poussin nouveau-né… 

D’autres, dont ‘’02’’ et son compagnon, devraient les imiter dans une dizaine de jours…

Samedi 12 mai : ‘’02’’ a réussi sa couvaison…

 C’est maintenant la période où les naissances se succèdent sur les aires de balbuzards de la région Centre.

 ‘’02’’, par exemple, élève déjà un ou plusieurs poussin (s). Cet après-midi vers 17H00, elle donnait en effet la becquée à sa progéniture avec un poisson resté sur le nid, sous l’œil de son partenaire venu terminer une autre proie à son côté...

 ‘’Panchita’’ devrait l’imiter dans le courant de la semaine prochaine, mais il faudra attendre la fin du mois pour que ‘’Zora’’ et ‘’6∙A’’ rejoignent à leur tour le clan des parents nourriciers…

 En attendant, ils couvent sereinement. Ne les dérangeons surtout pas…

Mercredi 30 mai : premières becquées sur le nid de ‘’Zora’’ et ‘’6∙A’’…

 A notre arrivée à l’observatoire ce matin vers 9H00, le mâle ‘’6∙A’’ était posé sur le piquet horizontal qu’il affectionne pour se nourrir, tenant par une serre un beau poisson partiellement consommé. Une heure trente plus tard, il se décidait enfin à l’apporter à ‘’Zora’’ qui couvait…

 Se l’étant aussitôt accaparé, la femelle se mit alors à manger tout en se penchant de temps en temps vers le fond de l’aire pour y présenter quelques becquées, montrant ainsi qu’un premier poussin était né et apte à être nourri… Une douzaine de minutes plus tard, elle se recouchait après avoir réaménagé quelques branches entourant sa nichée…  

Resté à son côté pendant ce nourrissage, le mâle reprenait alors la proie pour aller se percher à côté du nid et finir de se sustenter…

 Heureuse nouvelle pour ce couple qui est à notre connaissance le dernier de la forêt d’Orléans à voir naître sa progéniture. Dans dix à quinze jours, nous devrions savoir de combien de jeunes elle est composée…

 C’est déjà le cas pour ‘’Panchita’’ dont nous avons pu vérifier récemment qu’elle élève trois poussins. 

 Il semble que ce soit trois aussi pour ‘’02’’, mais ça reste à confirmer…

Mardi 12 juin : ‘’Zora’’ et ‘’6∙A ’’élèvent au moins deux jeunes…

 Ce n’est maintenant que lorsque les conditions météorologiques le dictent que ‘’Zora’’ se couche sur sa nichée pour la réchauffer ou la protéger de la pluie. Sinon, elle reste vigilante debout sur le nid, dos au soleil pour lui faire de l’ombre quand c’est nécessaire…

 De temps en temps, elle apporte une branche, sans doute pour renforcer la barrière protectrice de l’aire, ou va chasser un héron qui passe…

 Quand le mâle est présent, elle s’autorise aussi parfois une courte absence pour aller se désaltérer ou se baigner dans l’étang…

 Depuis quelques jours, on peut apercevoir fugitivement la tête d’un poussin qui se dresse au-dessus du nid et l’espace d’un instant hier, nous avons eu la chance d’en voir deux en même temps…

 Lorsqu’elle donne la becquée, le comportement de la femelle confirme qu’elle nourrit au moins deux petits, mais comme ça se passe le plus souvent au centre de l’aire, les branches les masquent encore trop pour que nous puissions les apercevoir simultanément à ces occasions… 

Laissons-les grossir un peu et dans quelques jours, nous devrions être fixés sur le nombre de jeunes élevés par ‘’Zora’’ et son compagnon…

Vendredi 15 juin : on commence à mieux les voir…

 Hier, nous avions déjà pu apercevoir et filmer deux petites têtes se dressant fugitivement ensemble au-dessus du nid. Aujourd’hui nous avons carrément pu observer deux poussins recevant tour à tour les becquées que leur présentait leur mère après l’apport d’un poisson entier vers 15H00…

 A noter lors de ce nourrissage beaucoup de mouvements sur l’aire et plusieurs déplacements de la femelle avec la proie qui auraient pu nous permettre de détecter la présence d’un troisième poussin incité lui aussi à bouger… 

Patience cependant avant d’affirmer qu’il n’y en que deux car ils ne participent pas systématiquement tous aux mêmes repas et peuvent encore passer inaperçus à ce stade de leur croissance…